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LABORATOIRE DE PHOTONIQUE QUANTIQUE ET
MOLECULAIRE
ENS Cachan - 61 avenue du Président Wilson 94230 Cachan
Bâtiment d’Alembert – Salle Condorcet
SOUTENANCE DE THESE
Résumé :
Afin d’introduire la dualité onde-corpuscule, de nombreux ouvrages de physique quantique présentent une expérience de pensée fondée sur des interférences par des trous de Young et réalisée avec des particules indépendantes envoyées l’une après l’autre à travers l’interféromètre. Le phénomène d’interférence s’explique alors en considérant une onde passant simultanément par les deux trous, incompatible avec notre image intuitive d’une particule matérielle qui traverserait soit un trou, soit l’autre mais jamais les deux à la fois. Si ce caractère corpusculaire semble naturel dans le cas d’objets initialement identifiés comme des particules matérielles tels que les électrons, les neutrons et les atomes, celui-ci mérite d’être testé dans le cas du « Licht Quanten » introduit par Einstein en 1905.
Ce travail de thèse s’inscrit dans l’étude de la dualité onde-corpuscule pour un photon unique. Pour commencer, nous présentons une expérience d’interférence à un photon très proche dans sa conception de celle des trous d’Young. Cette expérience nous permettra de discuter de la complémentarité entre interférence et tconnaissance du chemin suivi par la particule dans l’interféromètre.
Pour aller un peu plus au coeur des problèmes conceptuels soulevés par la dualité onde-corpuscule nous décrivons par la suite la réalisation expérimentale de l’expérience de pensée dite de « choix retardé » proposée par J. A. Wheeler au début des années soixante-dix. Dans cette expérience, la décision de fermer ou non l'interféromètre, et donc d'observer soit les interférences (associé à une propriété ondulatoire) soit le chemin suivi par le photon dans l'interféromètre (associé à une propriété de type corpusculaire), n'est prise qu'une fois que le photon a franchi l'élément séparateur à l'entrée de l'interféromètre. Les résultats de cette expérience nous permettront de conclure qu’aucune réalité physique classique ne saurait être attribuée au photon indépendamment de l'appareil de mesure, comme le stipule le principe de complémentarité.
Source de photons uniques et interférences à un seul photon.
De l'expérience des trous d'Young au choix retardé.
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