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Le Musée de l'Holographie avait son site depuis 1998 www.museeholographie.com  .Voici  maintenant le blog, pour des compléments historiques, techniques et les actualités.

Tous les textes et images sont protégés par le copyright.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 16:38

    vous pouvez vous procurer le livre de Jurgis BALTUSAITIS : le miroir aux Editions Elmayan.Le Seuil

 

En bonus, le plan des miroirs générateurs de spectre, pages 232 et 233. 

 

MIROIR0001.JPG   MIROIR0002-copie-1.JPG 

 

 L'ouvrage est très bien documenté avec des gravures d'époque.

Comme il décrypte les illusions à base de miroirs, des cabinets de curiosité jusqu'au théâtre catoptrique dans une vitrine, il évoque aussi l'hologramme.

 

Il est vrai que l'hologramme est un miroir, mais un miroir qui garde l'image selon la phrase du regretté Dr Steve Benton, inventeur de l'hologramme éponyme, appelé aussi hologramme Benton.

 

Denisyuk1.jpg

                                       De gauche à droite, Dr Kubota, Pr Denisyuk, Anne-Marie Christakis et Steve Benton

                                        au Musée de l'Holographie pendant le Colloque Lippman au Pais des Congrès 

 

Bonne lecture et laissez vous aller aux illusions du domaine des miroirs magiques. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 15:25
Il s'agit seulement d'une illusion d'optique connue depuis le 17ème où Kircher et d'autres faisaient apparaître des spectres en haut de miroirs cylindriques, technologie adaptée récemment aux miroirs paraboliques "Mirage" où, en plaçant un objet à l'intérieur du miroir, on le voit en lévitation dans l'espace. Eux aussi se prétendent holographiques, tout comme les spectres de la maison hantée de Disneyland et pourtant, pas de haute technologie laser !
 
 
image_1.jpg
  
                                                                          Illustration du 18ème
Inventé en 1862 par un certain Henry Dircks, puis adapté peu après au théâtre par John Pepper ; ce procédé, vieux de presque 150 ans, reste un des plus utilisés aujourd’hui pour créer des images en lévitation dans l’espace.
Son principe : des objets ou des acteurs apparaissent ou disparaissent de façon fantomatique…
L'invention de cette illusion par un certain Henry Dircks remonte à 1862, il créa un effet d'optique qui semblait faire apparaître et disparaître des fantômes sur scène. Cette technique a été mondialement utilisée et certains l’utilisent sous le nom de « Dircksian Phantasmorgia ».
 
La même année, John Henry Pepper, chimiste et professeur à la Royal Polytechnic, s'impliqua à son tour dans l'illusion après avoir vu le show de Henry Dircks. Pepper s'était rendu compte, qu'avec quelques modifications techniques, l'illusion pourrait être plus rentable pour les propriétaires de salles.
Sa première démonstration eut lieu lors d’une scène d'une œuvre de Charles Dickens et remporta un vif succès. C’est ainsi que l'illusion est connue sous le nom de Pepper's Ghost.

Comment ça marche ?
L'illusion se produit en utilisant des plaques de verre et des effets d’éclairage. L'acteur qui incarne le fantôme ou l’apparition est placé dans une pièce sombre invisible du public (sous-sol ou coulisses). 
Une plaque de verre est placée à 45 degrés dans la salle principale, de telle manière que le public ne la voit pas. Dans la pièce cachée, la lumière est projetée sur l'acteur. La lumière est alors projetée, ce qui reflète l'image sur scène.
 
Le public peut alors voir le reflet de l'acteur. En raison de l'angle de la vitre, la réflexion semble apparaître en trois dimensions. Il est alors possible de « voir » les acteurs sur scène interagir avec le «fantôme».
 
Aujourd'hui, bien que des améliorations aient été apportées, les principes de Dircks sont toujours utilisés.
Les musées du monde entier utilisent les techniques de Pepper's Ghost pour des expositions sensationnelles ; la technique est également encore très prisée dans les maisons hantées (Disneyworld l’utilise dans la ''Maison hantée'').
 
 Les technologies modernes s’étant bien sûr ajoutées au système de base, on peut par exemple remplacer la scène secondaire par une projection pour faire apparaître des personnages virtuels.
La taille nécessaire à l’animation s’en trouvant réduite, celle-ci peut désormais être utilisée dans davantage de situations.
L’un des exemples d’utilisation parmi les plus concluants est la technologie de Musion.
Al Gore, Céline Dion avec Elvis ou encore Madonna avec Gorillaz ont récemment utilisé cette technologie. Beaucoup d'autres suivront. C'est moins compliqué que l'holographie. Mais c'est l'holographie qui fait fantasmer, d'où l'utilisation du nom. Gainsbourg disait bien, qu'ayant tout connu, son rêve était de baiser un hologramme !
 tupac-2pac-coachella-2012-hologram-530x299.jpg
 
Alors le fantôme de TUPAC, spectaculaire, oui mais pas holographique.
 
 
 
    
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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 16:53
   Conférence donnée à "Holography, Science and practice”  Minsk 2011

 

 

Introduction

 

         La réalisation d’un hologramme à partir d’un sujet animé (plante, animal ou humain) pose un problème d’instabilité – problème essentiel, car tout mouvement, même infime, perturbe les franges d’interférence qui s’inscrivent sur la plaque émulsionnée pendant le temps d’exposition. Pour cette raison, avec très peu d’exceptions, le laser continu s’avère inadéquat pour l’enregistrement des sujets organiques, sensibles, dans un éclairage frontal. Ce type de travail nécessite en effet l’utilisation d’un laser pulsé, équipé d’un Q.Switch.

          Il n’existe actuellement sur le marché que deux systèmes de laser pulsé d’un usage pratique, émettant dans le spectre visible : le laser néodynium  Y.A.G à cadence de répétition doublée (vert), et le rubis (rouge foncée). La puissance maximale du système Nd Y.A.G est d’environ 250 millijoules, avec une cohérence temporelle et spatiale de qualité plutôt inférieure, bien que située dans une région du spectre plutôt favorable.

 

La puissance des lasers rubis destinés particulièrement à l’usage holographique, peut atteindre 25 joules, avec une très bonne cohérence temporelle et spatiale. Un laser de ce type, équipé d’un Q.Switch et d’une cellule Pockels, peut produire une impulsion géante d’une durée d’environ 25 nanosecondes, mais il émet dans le rouge foncé  (= 694.3 nm). Des hologrammes de grande qualité, même de sujets en mouvement sont réalisables avec ce système, qui permet par la suite la production de transferts visibles en lumière blanche, par réflexion ou par transmission. (voir photo 1).                                                

 

Anouchka2

   

   Photo 1 - Anouchka

 

Mais l’émission proche de l’infrarouge pose des problèmes particuliers pour l’enregistrement du corps humain.

Le maquillage

 

       L’éclairage infrarouge est utilisé en photographie médicale pour révéler des anomalies dermatologiques, en pénétrant les couches sous-cutanées. Les images qui en résultent donnent à la peau un teint et une texture cireuse.

 

      Les portraits holographiques réalisés au laser rubis produisent souvent un effet similaire – l’effet « poupée de cire », ou « masque mortuaire », particulièrement déplaisant dans des images réelles rendues par les transferts  H2 ou Lipmann reflexion ; l’effet « cadavérique » est atténué lorsqu’une présentation virtuelle est utilisée dans le H2. La lumière d’une seule couleur et de spectre étroit émise par le laser ne permet pas d’enregistrer, dans une image monochromatique, les nuances de ton que l’on souhaiterait obtenir. Nous sommes donc confrontés à une situation analogue à celle des premiers cinématographes et photographes à l’époque où l’émulsion photographique n’était pas panchromatique, et il fallu chercher des solutions cosmétiques pour assurer une bonne représentation des sujets.

 

     Ainsi, depuis un certain nombre d’années, nos travaux ont nécessité une recherche de nouvelles techniques de maquillage, non seulement pour le visage mais aussi pour d’autres parties du corps – ou même pour le corps entier, lors de l’enregistrement de nus sur plaques holographiques d’un m² . Des sujets de toutes races ont été enregistrés en suivant certains principes constants de maquillage, avec des produits choisis selon le teint naturel du modèle.

 

Choix et application de produits cosmétiques

 

             Une poudre cosmétique ordinaire, d’une texture fine, suffit pour éviter l’effet  « poupée de cire » ; elle reflète la lumière et empêche l’éclairage pénétrant la couche sous – cutanée. La poudre doit être appliquée avec le plus grand soin, faute de quoi elle devient visible sur l’hologramme – surtout si le transfert H2 produit une image plane ou une image réelle. De même les fards trop lourds, les maquillages de scène – destinés à être vus de loin – ne conviennent pas à l’holographie.

         Si l’application d’une poudre sur le visage (ou, au besoin, sur tout le corps) peut remédier à l’effet cireux, elle n’améliore pas à la pauvreté des nuances de ton – inévitable avec une source lumineuse monochromatique.

        Nos expériences ont abouti à l’usage d’un filtre rouge foncé pendant le maquillage (voir photo 2).

  Webster-copie-1.jpg

 

  Photo 2 - Dr JohnWebstercontrôle à travers un filtre rouge le maquillage d’Anne-Marie Christakis

  

En regardant le sujet à travers ce filtre, on applique les cosmétiques avec un soin particulier pour les lèvres et les joues – les parties roses ou rouges du visage. Car si, normalement, le rouge traduit en monochrome devient plus foncé, il est au contraire transformé en blanc par la rougeur intense de la lumière du laser rubis. Les lèvres blanches sont inacceptables.

De même la teinte des joues doit être renforcée. Plutôt que des fards et rouges à lèvres de couleurs chaudes, nous appliquons des fards à paupières verts sur les joues et sur les lèvres, en surveillant notre travail à l’aide d’un filtre rouge monochromatique. Les contrastes du visage sont ainsi restaurés au pinceau. Les problèmes de base restent les mêmes pour tous les groupes ethniques – Blancs, Noirs ou Asiatiques … Seule variable : les teintes de la poudre.

  

Margot-Benyon.JPG       Hancockreflex.jpg

 

 Photo 3 - Margot devant son portrait, repeint par Margaret Benyon au Musée de l’Holographie

 

 

Pour les maquillages de Margot et d’Herbie Hancock (photos 3 et 4), nous avons dû demander des conseils de spécialistes.

 

Photo 4- Herbie Hancock, l'hologramme final

  

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  Il est vrai que certains créateurs ont produit des portraits holographiques d’une grande finesse, sans l’utilisation de cosmétiques. Dans ce domaine, les œuvres d’Anna Maria Nicholson sont d’un intérêt particulier. Mais le secret de sa réussite réside peut-être dans son utilisation de l’image virtuelle, pour la production de ses transferts H2 par réflexion.

 

PHOTOS : 

 

1.   Anouchka

2.   John Webster contrôle le maquillage d’Anne-Marie Christakis

3 . Margot – mannequin chez Givenchy – Cosmetic serie Margaret Benyon
4.   Herbie Hancock – l’hologramme final

5.   Marie-France en Marylin

6.   L’hologramme final (H2 transmission) dans le catalogue Paris en 3D

 

Références

Proceedings of Third International Symposium on Display Holography Lake-Forest 1988 pp 399-401
2. Pract
ical holography Graham Saxby Prentice Hall Special problems with holographic portraiture 1988 pp 265-266
3. Proceedings of SPIE Volume 1238 Three-Dimensional Holography : Science, Culture, Education pp 348-350 Kiev 5-8 September 1989
4.Fitfh International Symposium on Display Holography Volume 3358 Lake Forest College 1994
5. Proceedings of the Conference “Holography, Science and practice” Minsk 2011pp 365-367

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 LABO MARYLIN20001

 Photo 6 - Marie-France en Marylin pendant la prise de vues

 Marylin

 

 

 

 

 

 

 

 Photo 7 - Catalogue de l’exposition « Paris en 3D »  au Musée Carnavalet Paris 2000 pp 192-193 Paris musées Booth-Clibborn Editions

 

 

 

 

 

 

 

Photo 5 - Herbie Hancock, l’hologramme final

 

 

 

 

  

 

 

Conclusions

 

 

 

        Dans notre expérience avec le laser à rubis, la réalisation de portraits de qualité exige invariablement un maquillage soigneux, précis, spécifiquement adapté à l’holographie.

  

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 07:44

Cet hologramme peut être produit en une seule étape selon la méthode DENISYUK mais la méthode décrite ci-après permet de conserver au laboratoire, comme un négatif photo, l'hologramme primaire, pour des tirages ultérieurs.

1- Lorsqu'on enregistre un hologramme de transmission, la source du faisceau de référence est située du même côté de la plaque que l'objet.

2 - Lorsqu'on observe un hologramme de transmission, la plaque est illuminée par un faisceau de lumière sous le même angle que le faisceau de référence lors de 'enregistrement. L'observateur est situé de l'autre côté de la plaque. La couleur dans laquelle l'image apparaît dépend de la couleur de la lumière utilisée pour cette restitution.

 

3 -  Mais lorsqu'on réalise un hologramme de réflexion visible en lumière blanche,  le faisceau de référence est situé du côté opposé de la plaque par rapport à l'objet. 

.

4 - À l'observation, le faisceau de lumière est du même côté de la plaque que l'observateur. Cette plaque peut être éclairée avec une source de lumière blanche. Le dos de la plaque est généralement peint en noir pour donner un fond noir à l'image restituée.

Le spot est donc placé devant l'hologramme de rélexion alors qu'il  est derrière l'hologramme de transmission

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de la brochure : La magie du laser 2003 par Anne-Marie CHRISTAKIS
Troisième édition

 

 

 

 

 

 

 

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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 13:56

 

1 -  Pour restituer l'image enregistrée, le rayon laser est dirigé sur la plaque, selon le même angle que le rayon de référence durant l'enregistrement. L'image de l'objet apparaît derrière la plaque, avec la même dimension, dans la même position et à la même distance de la plaque puisque le source de lumière utilisée pour l'enregistrement et la restitution est identique.

 

 

 


2 - Pour  que l'image réelle apparaisse devant la plaque, l'hologramme est illuminé derrière la plaque - comme la réflexion d'un miroir.
Comme l'hologramme est un enregistrement à trois dimensions, sa perspective est inversée et les objets situés à l'arrière apparaissent plus grands que ceux situés à l'avant. Cela s'appelle une image pseudoscopique (en relief inversé).

 

 

 

 

 

 

3 - Pour produire une image réelle dont la perspective soit identique à celle de l'objet, on utilise l'image pseudoscopique comme objet pour réaliser un second hologramme.

4 - Le second hologramme, flottant dans l'espace devant le spectateur, donne une réplique exacte de l'objet, c'est à dire une image orthoscopique.  

Extrait de la brochure : La magie du laserpar Anne-Marie CHRISTAKIS
Troisième édition  2003

A suivre : la semaine prochaine, l'hologramme de réflexion 

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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 16:31

interférométrie holographique : implantée dans de nombreux laboratoires de métrologie, l’'interférométrie holographique consiste à détecter un défaut interne et à le faire apparaître à la surface de l'objet.

Pour observer le défaut, deux expositions de l'objet  à contrôler sont réalisées sur la même plaque. Entre les deux expositions, une sollicitation extérieure est appliquée à l'objet, provoquant une déformation de quelques microns.

 Ces deux images interfèrent l'une avec l'autre : l'observation des franges d'interférence alternativement sombres et claires signale la présence du défaut.  Des changements de formes, des contractions ou des dilatations inférieures  à 1/1000ème de millimètre sont ainsi visualisables.

 hologramme généré par ordinateur : hologramme produit à partir d’images générées par ordinateur, qui permet de représenter des images qui n’existent pas, fixes ou en mouvement, en deux ou trois dimensions. Comme pour le stéréogramme classique, on enregistre une série d’images continues bidimensionnelles verticales qui créent l’effet de volume et de mouvement . 

L’ordinateur calcule les écarts angulaires, repère l’alignement des images et les variations de perspective.

 Pour transférer les données en hologramme, on enregistre sur film photo ou cinéma la séquence animée, ou on projette les images sur un écran à cristaux liquides , illuminé par le laser et commandé par l’ordinateur.

 Ces hologrammes sont visibles par transmission ou par réflexion. 

 

 

holographie : du grec « holos » tout et « graphein » écrire, l’holographie ou écriture totale, consiste à enregistrer sur un support photosensible les interférences produites par une onde lumineuse réfléchie, diffractée ou diffractée par un objet éclairé par un laser et une onde de référence, puis à restituer cette onde lumineuse, à partir de l’enregistrement ou hologramme.

 

laser : acronyme de Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation, le premier laser a été construit par Theodore MAIMAN en 1960. La lumière laser est directive, monochramatique et cohérente dans le temps et l’espace.  Lorsque le laser a été inventé, les scientifiques disaient qu’il était « une solution à la recherche d’un problème ». On lui trouve maintenant des applications liées ces caractéristiques dans de nombreux domaines. 

 

mémoires optiques holographiques : la mémoire optique holographique utilise la troisième dimension, les données étant stockées à l’intérieur d’un cristal photosensible et non plus seulement en surface comme dans le cas des disques optiques, ce qui promet un temps d’accès de quelques microsecondes, un débit de quelques milliards de bit/s et une capacité de stockage théoriquement gigantesque.

 Les mémoires optiques holographiques sont destinées à servir de mémoires de masse pourla microinformatique, pour l’archivage de documents et pour la diffusion à haut débit d’images ou de vidéos numériques à travers les réseaux de télécommunications. Alors qu’avec les techniques actuelles les données sont enregistrées bit par bit, l’holographie permettrait d’écrire ou de lire un million de bits d’un seul flash de lumière, autorisant des données de 1Gbit/s.

 

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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 15:49

L’HOLOGRAMME EST UNE FENETRE 

 Une des propriétés de l’hologramme est que tout point de la plaque photosensible contient l’information de tous les points de l’objet.

En effet, il n’y a pas de formation directe d’image.

 Chaque point de l’objet renvoie sur tous les points de la plaque, un train d’ondes lumineuses qui sont mémorisées sous formes d’interférences lumineuses et donnent  toutes les informations spécifiques à cet objet.

 Il devient donc possible de briser un hologramme en deux de voir apparaître l’objet en entier à travers chaque morceau.

 Bien entendu, si nous découpons  une photographie, nous n’obtiendrons plus que des fragments d’objets. Ainsi, l’hologramme est comparable à une fenêtre au travers de laquelle on regarde un paysage. Si, au lieu de  contempler un paysage à travers une baie vitrée, on le fait à travers une lucarne, le paysage reste le même : le champ de vision est seulement plus étroit. 

  Ce phénomène de " redondance ", très utile pour le stockage d'informations n'est observable qu'avec les hologrammes de la première génération, visibles au laser. 

 Extrait de la brochure : La magie du laser 2003 par Anne-Marie CHRISTAKIS
Troisième édition

 

 

QUELS SONT LES DIFFERENTS TYPES

D’HOLOGRAMMES ?

  Il y a deux principales catégories appelées transmission et réflexion, très faciles à identifier:

 -          la source de lumière est derrière l'hologramme de transmission,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Marylin, hologramme de transmission réalisé dans le laboratoire du Musée de l'Holographie

 -          la source de lumière est devant l'hologramme de réflexion.

Hologramme de réflexion en gélatine dichromatée de Kazuo HATANO, Nu

Tous deux peuvent présenter une image virtuelle (derrière le support), ou réelle (en avant dans l'espace).

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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 15:47
 LE LASER  

 Le mot LASER est l’acronyme de « Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation  »  c’est à dire amplificateur de lumière par émission stimulée de radiation.

 Les premiers lasers naissent dans les années soixante et trouvent très vite de multiples applications. Ils sont maintenant présents dans la vie quotidienne, dans nos lecteurs de disques compacts ou dans les lecteurs de codes barres des supermarchés.

Dans l’industrie, ils coupent, soudent et percent ; en chirurgie ils brûlent les parties malades sans altérer les parties saines ;  et leurs faisceaux rectilignes servent à aligner des routes, à construire des immeubles (Tour Montparnasse)…

Les lasers servent aussi dans la télémétrie : en mesurant le temps mis par un faisceau pour l’aller et retour, on calcule la distance séparant la source laser d’un obstacle. Cette méthode a permis de calculer la distance de la terre à la lune.   

Le premier laser était un laser à rubis qui fonctionne comme un flash, en quelques nanosecondes (milliardièmes de secondes). Il permet de figer le mouvement et donc de réaliser des portraits de personnages vivants, contrairement aux autres lasers utilisés en holographie, qui eux, fonctionnent en continu et exigent une stabilité absolue pour enregistrer un hologramme.

 Le principe de base commun à tous les lasers est celui de l’émission d’une radiation par un atome.  Le rayonnement laser est produit  dans un oscillateur en forme de tube qui comporte un miroir à chaque extrémité. L’un des miroirs est semi- transparent.

 Le milieu actif peut être sous forme solide (rubis) liquide comme certains colorants, ou de gaz, tel le gaz carbonique. Les deux miroirs forment la cavité résonante qui  augmente la puissance du rayon laser produit dans le milieu  actif. La lumière laser qui se réfléchit entre les miroirs atteint alors une intensité suffisante pour traverser le miroir semi-transparent et émettre le faisceau laser.

 

 

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28 novembre 2005 1 28 /11 /novembre /2005 14:55

On dit toujours que pour obtenir un hologramme, il faut une stabilité absolue, alors que faire dans le cas des personnages vivants ? 

On utilise alors un laser pulsé qui fonctionne comme un flash, mais au niveau des nano-secondes (milliardièmes de seconde). Margot, mannequin chez Givenchy, est l'un des premiers portraits réalisés dans le laboratoire du Musée,. Cet hologramme primaire est visible avec un laser.

Ce portrait a été réalisé avec un puissant laser JK 10 joules, à cette vitesse, le mouvement figé et on peut enregistrer tout mouvement, même une coupe de cristal dont les morceaux en lévitation dans l'espace lorsqu'elle explose sous l'impact d'une balle. La seule limite devient l'imagination.

Par contre, pour pallier l'effet figé, masque de cire, dû à la longueur d'onde proche de l'infra rouge qui pénètre dans les couches subcutanées de la peau, nous avons développé avec le Docteur John WEBSTER, un maquillage spécifique, qui sera développé dans un prochain article.

Disons pour résumer que les modèles sont maquillés de couleur bleue, sinon le rouge à lèvres semblerait blanc. 

On tire ensuite de cet hologramme un second hologramme qui sera visible, soit par transmission, (éclairé par devant), soit par réflexion (éclairé par derrière).  

Le portrait de Margot a été traité par deux artistes :

-  Dominique MULHEM l'a intégré dans une holopeinture (vendue aux enchères à l'Hôtel Rameau à Versailles par Maître Blache)

- Margaret BENYON l'a repeint à la gouache pour sa " Cosmetic Serie ", exposée dans le monde entier.

Voici Margot devant son portrait holographique avec Anne-Marie CHRISTAKIS au Musée de l'Holographie.

 

Ces deux hologrammes sont des tirages visibles par réflexion en lumière blanche. 

 

 

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16 novembre 2005 3 16 /11 /novembre /2005 00:00

 

STEREOGRAMME HOLOGRAPHIQUE
 le relief et le mouvement sur 120° ou 360°

Le Baiser, portrait de Pamela Brazier

Llyod Cross, 1975 

  Les stéréogrammes sont réalisés à partir d’un film classique en 35 mm. Après développement, chaque image, traitée au synthétiseur laser, est transformée en une fine bande verticale.

 En se déplaçant latéralement, l’observateur reconstitue le mouvement par la succession des images, comme le fait le cinéma.

 

 

 

  

 

 Cette technique, limitée dans ses dimensions et avec la contrainte de la présentation cylindrique est devenue inusitée. Maintenant, les stéréogrammes sont plats, car le travelling est latéral, comme le fameux Dizzie GILLESPIE, un des favoris du public.

 

 La nouvelle génération d’hologrammes de ce type rend l’holographie compatible avec l’informatique et permet de réaliser un hologramme à  partir d’une séquence vidéo ou numérique, à l’aide d’un système appelé Imageur, mis au point par Jean-François Moreau.

 

 

L'arrivée du train en gare de la Ciotat, d'après le film originel des Frères Lumière
 Vidéo-hologramme de Jean-François MOREAU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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