Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'holographie !
ENREGISTREMENT D’UN HOLOGRAMME
Le laser émet un faisceau de lumière cohérente et monochromatique. Pour réaliser un hologramme, ce faisceau est divisé en deux par une lame séparatrice . Une partie est appelée le faisceau objet, l’autre le faisceau de référence.
Le faisceau de référence, est agrandi par une lentille divergente puis dirigé à l'aide d'un miroir sur la plaque photosensible.
Simultanément, le faisceau objet est agrandi par une autre lentille divergente puis dirigé par un miroir pour éclairer l'objet qui le diffuse sur la plaque. Lorsque les ondes réfléchies par l’objet rencontrent les ondes du faisceau de référence, elles se combinent et forment un réseau de franges interférentielles. Aucune image directe de l'objet ne se forme mais c’est cette information d’interférences, mémorisée sur la plaque qui enregistre les caractéristiques de l'objet.
Après développement de la plaque, on obtient l'hologramme. En remettant la plaque sur le support et en l’éclairant avec un laser sous l’angle du faisceau de référence, on reconstruit le front d'ondes porteuses d'informations de l'objet et l'image holographique apparaît, en trois dimensions, flottant dans l’espace, exactement à la place de l’objet originel.
A partir de cet hologramme visible au laser, on réalise d'autres hologrammes visibles à la lumière blanche soit par réflexion (éclairage par l'avant), soit par transmission (éclairage par l'arrière) selon la direction du faisceau de référence.
Main papillon, Ian GINN
Hologramme visible par réflexion, en lumière blanche, c'est à dire avec un simple spot halogéne ou à la lumière du soleil, sous un angle de 45°.
Deux images ont été enregistrées sur la même plaque avec un léger décalage angulaire, vous voyez donc, tantôt les mains fermées, tantôt ouvertes, d'où s'échappe un papillon.
Extrait de la brochure : la Magie du Laser 2003
Troisième édition