Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'holographie !
Le mot LASER est l’acronyme de « Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation » c’est à dire amplificateur de lumière par émission stimulée de radiation. Les premiers lasers naissent dans les années soixante et trouvent très vite de multiples applications. Ils sont maintenant présents dans la vie quotidienne, dans nos lecteurs de disques compacts ou dans les lecteurs de codes barres des supermarchés. Dans l’industrie, ils coupent, soudent et percent ; en chirurgie ils brûlent les parties malades sans altérer les parties saines ; et leurs faisceaux rectilignes servent à aligner des routes, à construire des immeubles (Tour Montparnasse)… Les lasers servent aussi dans la télémétrie : en mesurant le temps mis par un faisceau pour l’aller et retour, on calcule la distance séparant la source laser d’un obstacle. Cette méthode a permis de calculer la distance de la terre à la lune. Le premier laser était un laser à rubis qui fonctionne comme un flash, en quelques nanosecondes (milliardièmes de secondes). Il permet de figer le mouvement et donc de réaliser des portraits de personnages vivants, contrairement aux autres lasers utilisés en holographie, qui eux, fonctionnent en continu et exigent une stabilité absolue pour enregistrer un hologramme. Le principe de base commun à tous les lasers est celui de l’émission d’une radiation par un atome. Le rayonnement laser est produit dans un oscillateur en forme de tube qui comporte un miroir à chaque extrémité. L’un des miroirs est semi- transparent. Le milieu actif peut être sous forme solide (rubis) liquide comme certains colorants, ou de gaz, tel le gaz carbonique. Les deux miroirs forment la cavité résonante qui augmente la puissance du rayon laser produit dans le milieu actif. La lumière laser qui se réfléchit entre les miroirs atteint alors une intensité suffisante pour traverser le miroir semi-transparent et émettre le faisceau laser.